Présentation


Symbiose parfaite entre la joie et la tristesse, mélange subtil entre deux opposés qui s'attirent, ares volontés qui font de moi ce que je suis. Je suis l'exemplaire unique d'une race en perdition; la symphonie d'un monde souffrant de surdité.


Présentation

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 13:54

Symbiose

Symbiose
La volonté soudaine qui traversait le corps de Pierre consistait à vouloir totalement oublier le geste qu'il venait d'accomplir et sonnait comme une révolte profonde contre tout ce qui l'avait mené à commettre ce meurtre. Pourquoi? Comment? A quelles fins plus funestes encore devait-il s'attendre? Le corps de la jeune femme sauvagement assassinée gisait sur le sol couvert des traces du sang qui avaient giclé de son crâne lors du coup fatal. Que devait-il faire à présent? Comment devait-il réagir? Ces questions trouvèrent rapidement des réponses dans l'esprit de Pierre. C'était comme une évidence, une sensation de déjà vu comme si en réalité, les évènements qui devaient suivre à présent étaient ancrés en lui depuis toujours.

Il s
e souvint du jour où il rencontra sa première victime. Elle avait de longs cheveux bruns, de magnifiques yeux bleus et des lèvres pulpeuses. Il ne connaissait ni son nom, ni son âge, ni même pourquoi il l'avait choisi elle; il se souvenait seulement de cette sensation qu'elle lui avait procurée... cette sensation d'euphorie passagère mélangée à de la peur et de l'excitation. Il se rappelait l'odeur de ses cheveux, la douceur de sa peau lorsque, pour la première fois, il caressait une femme... lorsque pour la première fois, il connaissait le plaisir charnel lié à l'union momentanée d'un homme et d'une femme. Pendant quelques instants, il revécut physiquement l'orgasme inconsidéré qu'elle lui avait procuré. Lorsqu'il rouvrit les yeux, cette fois aussi il ne put s'empêcher d'assouvir son désir et s'approcha de la femme étendue sur le sol.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 14:02

Création

Création
"Dieu créa le monde en six jours et se reposa le septième."

Diverses questions me traversent souvent l'esprit. Il m'arrive d'en avoir mal à la tête, de me sentir comme oppressé par ces effusions de suppositions et d'extrapolations. Je n'ai alors d'autre solution que d'écrire, d'écrire pour extérioriser ce surplus d'émotions. C'est dans ces moments là que je réussis mes plus belles créations. Je me sers de cette effervescence de sensations comme énergie pure, ainsi je me retrouve à écrire ce que je n'aurais pu si je ne disposais pas de cette énergie.

C
ependant, je n'arrive pas à garder le contrôle. Je le perds inexorablement comme attiré par un centre de gravité. Je détruis tout, je ne peux m'arrêter. Je suis emporté par les bas fonds de mes pensées, de mes envies. C'est un mélange de tout ce qui me constitue qui se crée alors; une mixture alliant ce que je suis, ce que j'étais et ce que je serais. Je ne peux m'enfuir de cette sphère.

Puis
vient le moment où inexplicablement, l'énergie s'épuise. Je sens que le temps est venu alors de partir, de laisser ce que j'ai fait derrière moi. Une sorte de mécontentement reste pourtant présent à l'intérieur même de mon âme, n'attendant qu'une seule et unique faiblesse pour resurgir et reprendre le contrôle. C'est une bête en cage qui me ronge de l'intérieur, dévorant chaque parcelle de mon existence.

La page b
lanche prend finalement le dessus et de ses doigts encore vierges, elle se contente d'émettre un soupir qui me brise le c½ur.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 14:45

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 15:07

Félonie

Félonie
Il m'arrive souvent, si ce n'est pas toujours, d'avoir l'impression que je puisse connaître les personnes qui m'entourent. En vérité, je me trompe la plupart du temps car l'Homme n'a pour d'autres ambitions que de mentir et de se donner une fausse image. On me dit des mots doux, des mots d'amours, des mots simples mais merveilleux... que des mensonges. Il est si dur maintenant de faire confiance, de permettre une nouvelle fois à quelqu'un de pénétrer mon âme dans toute son intégrité. Je pensais pouvoir faire confiance et il s'est avéré que la confiance relevait de l'utopie. Ce n'est pas que j'ai perdu la foi... on me l'a tout simplement dérobée. La question est de savoir si malgré tout cela, tout ce mensonge sur l'Humanité, il est préférable de faire avec ou au contraire, de se dresser contre cette fatalité.

Pour exemple, je prendrais ma propre
histoire. Rencontré il y a très peu de temps, L. semblait être une personne honorable, dont les vertus et la dignité n'avaient pas d'égaux. Il s'est avéré que je me fusse trompé ; toutes les valeurs auxquelles il croyait, auxquelles il attachait une importance encore plus grande qu'à sa propre vie... il les a abandonné. Il prétendait être différent ; il fut prouvé qu'il était comme les autres. Il pensait valoir ce qu'il disait, il en était tout autre. Tout ce qu'il avançait n'avait pour d'autres buts que de servir son jeu de séduction. Il est difficile alors de se rendre compte de la bassesse de la personne... surtout lorsque l'on tient énormément à elle. Aujourd'hui je ris, je ris d'avoir été si naïf, d'avoir cru pendant longtemps que l'on pouvait faire confiance aux Hommes. Il a trahit ce qu'il était pour devenir ce qu'il est à présent : un être indigne, ne respectant même plus sa propre personne. C'est à partir de là que je me suis rendu compte que l'Homme en soit, n'est pas limité à une seule et unique personnalité. Chacun de ses actes fait ce qu'il est mais aussi ce qu'il sera. Ainsi, je me dis que l'être mauvais peut être bon et inversement. Le plus dur, c'est d'en assumer les conséquences, d'en assumer ce que cela implique. Je ne dis pas que je suis parfait mais je prétends n'être encore jamais entré dans une doctrine personnelle qui entrerait totalement en contradiction avec mon passé, avec ce que j'ai pu être.
Je sais
également tacitement que le fait de devenir mauvais n'implique pas une finitude ; c'est-à-dire que je ne pense pas que devenir mauvais soit forcément lié à l'idée de stagnation. Alors un Homme qui devient mauvais a la possibilité de redevenir bon ; j'entends par bon le fait d'être en adéquation avec son intégrité propre, avec ce en quoi l'on croit. Il n'est donc plus limité à ce qu'il est et représente donc le multiple dans l'unicité. Malgré tout cela, mon passé restera et celui de ceux que je connais également, constituant une partie de ce que je serais et de ce que je penserais. C'est pourquoi il me sera difficile de lui pardonner ce qu'il a fait. Cela m'est égal en vérité ce qu'il a pu commettre, ce que je ne peux accepter en revanche, c'est d'avoir été trompé moralement. Cette image qu'il avait réussit à me faire de lui s'imposait à moi comme l'unique solution à ce qu'il était. Le fait qu'aujourd'hui cette image soit détruite par son attitude, constitue la négation profonde de toutes les vérités que je lui avais attribuées. Je me retrouve donc dans l'annihilation de ce qu'il était car la blessure me fait oublier son passé ; son présent faisant de lui une toute autre personne. Je sais pourtant que c'est par souffrance qu'il est devenu ainsi mais je ne parviens pas dans ce cas précis à partager son point de vu quant à sa manière de l'aborder car ce n'est pas seulement lui qu'il trahit mais également tout ce à quoi son premier être ressemblait.

C'est pourquoi aujourd'hui je n'ai plus confiance. Pour moi, la chose la plus dure à supporter n'est pas le fait qu'il est différent mais le fait qu'auparavant il était mieux ; il était différemment meilleur. Pourquoi cela me touche-t-il tant ? Comment puis-je expliquer le fait que ce qui concerne une personne « proche » puisse m'impliquer inexorablement ? A vrai dire, les réponses à ces questions ne m'intéressent plus. Ce qui en revanche attise ma curiosité, c'est la compréhension de ce qui conduit à ces questions rhétoriques. Maintenant je sais qu'il ne faut plus faire confiance, qu'il ne faut plus croire que le parfait le sera toujours et que l'Homme en soi, n'est pas forcément limité à ce qu'il « est » en son présent. Malheureusement, son futur peut devenir ce que l'on désire le moins, jouant ainsi avec les prédictions et les extrapolations. En soi, l'Homme est l'être le plus dangereux du monde car il est l'origine même de ce qu'il est et par là même dispose des clefs de ce qu'il sera.

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 08:40

Modifié le lundi 25 mai 2009 13:44

Provectus

Provectus
« Dévoilant l'invisible, il est la source de l'inconcevable ! L'émotion qu'il procure, le plaisir qu'il dégage... Il perturbe le constant et révèle l'inconnu »

Ô petit Ange aux yeux azurés, tu dévoiles les portes d'un Eden condamné ;
Les destinées naissent dans tes soupirs avares et exhibent leur vérité rétive.
Tu es l'ingénu dans la quintessence, l'unique dans le multiple !

Pa
rtageons l'inconvenant, le saugrenu et le vicieux ;
Fuy
ons l'accommodant, l'acclimatement et l'accoutumance.
Tournons les pages du destin et enfantons notre avenir !

Tu
pleurais l'incohérence et ce fut de tes larmes que surgît l'agencement.
L
'expressif se forma dans l'un de tes sourires
Et
la fidélité, dans tes volitions déterminées.

Sou
ffrons de l'imagination,
Libérons nos âmes à nos aliénations,
Rions à l'unisson de toutes ces extrapolations !

C'est
dans l'effleurement d'un regard qu'apparaît la concupiscence
Et fl
attant l'orgueil et les désirs de l'Homme,
Tu te délectes de leur hégémonie délicate.

« Nous sommes les damnés d'un monde qui nous accuse ; il est le dernier d'une race évanouie. Son baiser signera notre destruction ; sa mort, notre régénération ! »

# Posté le mardi 10 février 2009 06:02

Modifié le lundi 12 octobre 2009 17:03